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Prisonnier du soleil

Prisonnier du soleil

Documentaire-fiction 50 mn

Gilles DAGNEAU est un réalisateur qu’on ne présente plus pour avoir signé de nombreux films de qualité sur le territoire tels que : «Tiano la parole déchirée», «Tjibaou le pardon», «Le gendarme citron»…

Avec « Jean Mariotti, prisonnier du soleil », le réalisateur estime signer son dernier film sur le sol calédonien et sans aucun doute le plus ambitieux.


L’histoire :
Fils de Pierre Louis Mariotti, condamné au bagne pour le meurtre de son oncle, Jean grandit en brousse et subit la double influence des cultures européennes et océaniennes. A 24 ans, il quitte la Nouvelle Calédonie, s’installe à Paris et devient écrivain. Ses récits puisent dans sa connaissance de la colonie pénitentiaire, ses souvenirs de la femme kanak qui l’a adopté à sa naissance. Il retournera sur l’île après 23 ans d’absence mais les retrouvailles ne seront pas à la hauteur de sa nostalgie. Deux autres ouvrages naitront de cette déception. Jean Mariotti travaille ensuite pour l’ORTF. Il repose aujourd’hui au cimetière du père Lachaise.
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L’intention de l’auteur :
Le documentaire-fiction propose de retrouver le personnage, en 1958, de retour à Paris après son séjour de trois ans sur l’île. De ce séjour il rapporte des notes pour achever le cycle de ses « contes de Poindi » et la certitude que sa place est à Paris, définitivement. Le constat est juste, amer et douloureux.
Car il demeure au fond de lui-même, « prisonnier du soleil ».
Au cour d’une interview dans un café parisien, il se confie, revient sur son œuvre, évoque son enfance, parle des rapports entre les « canaques et les colons », de son regard d’enfant sur cette petite société coloniale faite d’anciens bagnards qui cherche à se reconstruire, de son adoption par une femme kanak qui le berça de récits traditionnels réinterprétés sous sa plume.
 
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Coulisses du tournage :
D’avantage film de fiction que documentaire, ce projet au scénario particulièrement bien écrit, retourne sur les traces encore présentes du personnage. De fait, le tournage se déroule en grande partie dans les régions de Farino, Sarraméa et La Foa où Jean Mariotti a grandit. Le rôle principal de Mariotti sur la fin de sa vie est interprété par Jean BOISSERY. En Nouvelle Calédonie, nous irons à la rencontre de Jean-Pierre LORIT narrateur du film.
Pour les besoins du projet, 8 techniciens locaux ont été embauchés, ainsi qu’une quinzaine de rôles et une trentaine de figurants.
La province Sud a participé financièrement à la réussite du film et le Bureau d’accueil de tournages de la province sud a apporté son aide technique et logistique tout au long de la mise en place du projet.Le tournage s’est déroulé du 7 au 18 septembre 2009.mariotti-farino-020-web.jpg
 

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